Archives de la catégorie ‘Energies renouvelables’

Un chauffage qui fonctionne à l’ensemble des énergies renouvelables


2010
13.01

Au Mazet-St-Voy, La Sybérienne optimise l’option géothermie

Un artisan mazetois a mis au point un système de chauffage que l’on peut qualifier de révolutionnaire, alliant l’ensemble des énergies renouvelables.


Un système géothermique innovant. La Sybérienne pourrait se faire une belle place au soleil, dans un avenir proche, tant ce procédé présente de solides avantages. Il peut se prévaloir de vingt-quatre années d’expérience sur un Plateau cévenol, aux hivers réputés pour être peu cléments. Il a été mis au point par Roger Dolmazon, artisan au Mazet-Saint-Voy.

Premier point fort, ce chauffage géothermique – couplage de l’énergie solaire thermique avec une pompe à chaleur géothermique – permet de se chauffer de manière autonome sans aucun apport.

Sa conception est aussi une première car un système de couplage, géré par une régulation électronique, assure la liaison capteurs solaires et pompe à chaleur. Certes, ce type de couplage existe déjà, mais uniquement au niveau du ballon tampon. Ici, le système élaboré est différent et plus subtil. Il est relié à une armoire de couplage gérée par une régularisation électronique en fonction de la demande de chaleur et des températures des différents éléments, (capteurs solaires thermiques, capteur enterré de surface, pompe à chaleur). De ce fait, il peut se décliner en quatre modes.

  • Tout d »abord géothermie. Il fonctionne comme une géothermie classique, la pompe à chaleur prend dans le capteur enterré de surface pour chauffer le bâtiment.
  • Ensuite solaire. Les capteurs solaires chauffent le bâtiment (classique).
  • Troisième possiblité, le géo solaire. La pompe à chaleur reçoit directement les calories des capteurs solaires.
  • Et pour finir, le mode stockage. Les calories des capteurs solaires se déchargent directement dans le sol, par l »intermédiaire du capteur enterré.

Selon ses concepteurs, cela permet une économie d’énergie substantielle, une augmentation du rendement du système (température moyenne beaucoup plus élevée de l’eau glycolée utilisée par la pompe) et aussi, cerise sur le gâteau, d »avoir un chauffage 100% solaire en mi-saison donc gratuit. Le système est totalement autonome. Enfin, les professionnels apprécieront ce dernier argument : le capteur enterré ne gèle plus, il est réchauffé par les capteurs solaires.

Le recul confirme, au travers de rélévés,une optimsiation des rendements et de la durée de vie des matériaux prolongée. Aucun problème de cet ordre n’est apparu depuis la mise en service de la première installation, qui rappelons-le date de vingt-quatre ans.

Maison neuve ou maison ancienne, là encore que du positif. Comme le prouve la réalisation d’installations sur la région, sur du neuf en basse température ou en remplacement de chaudière fuel en haute température avec des radiateurs anciens. Leurs utilisateurs s’en félicitent et peuvent en témoigner.

Christian Paulet
Source : leprogres.fr

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La géothermie surpasse les éoliennes en matière d’écologie


2010
13.01

Ecologie et paysages: éoliennes ou géothermie?

L’ÉCOLOGIE, l’environnement, qui est contre ? Personne, évidemment. Donc tous les hommes politiques veulent le label « écolo» : les Verts, propriétaires de la marque, mais qui s’en servent pour des causes homosexuelles ou de simple publicité personnelle; le caméléon Chirac, qui en parle beaucoup mais dont les gouvernements ne fait rien contre la pollution quotidienne (péage urbain, sur taxation des véhicules polluants: il y a eu des projets … tous abandonnés après un peu de bavardage) ; et les socialistes, soucieux de ne pas se laisser déborder par leurs encombrants alliés. Si bien que la seule mesure concrète qui ait été prise au cours des dernières années: « arrêté Cochet », du 18 juin 2001, booster électoral du gouvernement Jospin, a consisté à favoriser indécemment la plus anti-écologique des énergies « alternatives »  : les éoliennes.

RENTABILITÉ ARTIFICIELLE, PAYSAGE HALLUCINANT, HACHOIR A OISEAUX

Cet arrêté oblige l’établissement public Electricité de France à acheter le courant produit par des éoliennes privées à un prix très supérieur à celui du marché (50 centimes de franc le kwh, prix fixé pour 20 ans !) Sous cet arrosoir de subventions, les engins se sont mis à fleurir, en France, partout où souffle le moindre zéphyr: il en existe déjà 200, par exemple sur les coteaux du Languedoc-Roussillon, et au début de 2004 on dénombrait 342 dossiers de permis de construire dans le seul Pas-de-Calais.

Entendons-nous bien: il ne s’agit pas ici du moulin d’Alphonse Daudet, ni des modestes éoliennes qui existent depuis des décennies dans nos prés pour alimenter l’abreuvoir des vaches, et dont certaines sont des chefs-d’œuvre de ferronnerie, mais de machines de 100 à 150 mètres de haut, pesant dans les 300 tonnes! Même une éolienne pour maison particulière, si l’on veut produire de l’énergie un peu significative, doit avoir une trentaine de mètres de haut; c’est une catastrophe pour les paysages (malgré une directive interministérielle du 10/09/03 qui affirme la volonté de « concilier le développement nécessaire » – ‘nécessaire’vraiment ?- « de la filière aérienne et la protection de l’environnement »)

C’en est une aussi pour la faune: les écolos se gardent de le dire, mais ces engins aux pales gigantesques tournant à 1 500 tours/minute sont de véritables hachoirs à oiseaux. Et ne parlons pas du bruit, des parasites dans la transmission des ondes hertziennes, de l’obstacle au passage des bombardiers d’eau en cas d’incendie, etc.

Et l’énergie produite ? Pour qu’une éolienne tourne, il faut du vent, et le vent ne souffle pas tout le temps, alors que les consommateurs ont besoin d’une électricité qui ne fasse pas grève. Résultat: il faut qu’une centrale au fuel, sinon au charbon, soit là pour prendre le relais du vent défaillant. En admettant que le vent souffle à vitesse suffisante pendant la moitié du temps, ce qui est une moyenne optimiste, cela veut dire qu’il faudra, en contrepartie de chaque kw éolien, demander 1 kw à un réacteur thermique, donc émettant des gaz à effet de serre (car on ne peut pas allumer puis éteindre, à chaque saute de vent, un réacteur nucléaire non polluant). Le bénéfice écologique est donc maigre.

LES ALTERNATIVES A L» ’ALTERNATIVE ÉOLIENNE»

Les contrées protestantes sont-elles prédestinées à s’engouffrer dans l’utopie peinte aux couleurs du « naturel»  ? En Allemagne, les plaines de Saxe et les côtes de la mer du Nord se sont couvertes d’éoliennes: plus de 10 000 dans le pays, soit une puissance (mais pas forcément une production !) de 10 000 mégawatts. Résultat: le Spiegel du 29/3/04 a pu écrire que cette implantation massive est « le plus grand désastre qui ait frappé le pays depuis la guerre de Trente Ans ». Exagération journalistique, certes,entre temps, il y a tout de même eu 1945 ! – mais le Danemark, qui a poussé l’éolisme à ses extrêmes conséquences -15 % de son électricité est éolienne – détient aussi le record d’Europe de l’émission de gaz à effet de serre par habitant; de plus, cerise sur le gâteau, l’électricité y coûte trois fois et demie plus cher qu’en France(l).

Or, si l’on veut, et c’est raisonnable, développer les énergies naturelles non polluantes (sans se dissimuler qu’elles ont leurs limites), il y en a d’autres à proposer. L’énergie solaire, d’abord. Certes, le soleil, comme le vent, est intermittent, et son exploitation exige de couvrir les toits de panneaux spéciaux ; mais sous un climat favorable il peut fournir en eau chaude une maison individuelle, amortissant l’installation en quelques années. Cependant, il est évidemment impropre à l’habitat collectif, sauf à remplacer nos champs et prairies par des kilomètres carrés de panneaux solaires …

La ressource « alternative»  la plus intéressante paraît donc être la géothermie, capable, elle, de chauffer aussi des maisons individuelles (au prix d’un assez lourd investissement), mais surtout avantageuse pour les logements collectifs, car en forant plus profond, ce qui coûte plus cher, on atteint des rendements spectaculaires. Le principe est d’exploiter la chaleur du sous-sol, soit en pompant puis renvoyant l’eau chaude souterraine, soit en faisant circuler en profondeur un fluide « caloporteur»  comme dans les serpentins d’un frigidaire. Dans les deux cas, évidemment, il Y a dépense d’électricité pour les pompes, mais sans comparaison possible avec celle des éoliennes; pour 1 kw consommé par la « pompe à chaleur », le système en produit 3 ou 4. Ce système équipe en France quelque 200 000 logements, plus des bureaux, centres commerciaux etc. ; un projet plus ambitieux, avec forages hyper-profonds, est en cours en Alsace (2).

DU VENT!

Alors, pourquoi parle-t-on si peu de la géothermie, qui est discrète et non polluante, et pourquoi, au contraire, nos gouvernements – l’actuel n’ayant rien à envier à celui de Jospin: Nicole Fontaine, alors ministre de l’Industrie, n’annonçait-elle pas, au début de cette année, 3 000 éoliennes de plus d’ici 2010 ? ¬ poussent-ils de toutes leurs forces au « tout-éolien»  ? Il n’y a qu’une explication : parce que l’éolien, justement, ça se voit (hélas), de sorte que l’électeur moyen, qui ne regarde pas plus loin que le bout de son nez, s’écrie: « Tout de même, on ne peut pas dire que le gouvernement ne fait rien pour l’écologie! ». C’est comme ça que marche notre démocratie : avec du vent.

Laurent COLLIGNON
Source : lyon.novopress.info

(1) Dominé par le fanatisme pseudo-écolo et tiers-mondiste, le Danemark est aussi en tête pour jeter son argent dans le gouffre sans fond de 1′« aide au développement » des pays qui ne cherchent pas à se développer: 0,96 % de son P.I.B. ! (chiffre de 2002).

(2) Ample documentation dans la revue Sites & monuments, n° 186 (39 av. de la Motte-Picquet, 75007 Paris) – ainsi que sur les nombreux sites Internet consacrés aux énergies « alternatives» .

Les Energies renouvelables ont la cote


2010
13.01

Les Français se convertissent au chauffage propre

Géothermie, photovoltaïque, pompes à chaleur ou encore chauffage au bois : les modes de chauffage verts ont le vent en poupe pour les nouvelles maisons. Même s’ils restent marginaux dans les habitations existantes.

Maison en bois, pompe à chaleur, cheminée d’appoint. Il ne manque plus que la voiture électrique à Marguerite Bouvier pour remplir toutes les cases du Grenelle de l »Environnement. Un an après son déménagement à Méré, dans les Yvelines, cette ex-Parisienne ne regrette pas ses choix. «  Notre facture énergétique est la même pour 200 m2 aujourd’hui que pour notre ancien appartement parisien de 70 m 2, qui était chauffé au gaz  », raconte cette créatrice.

Si le gaz, l’électricité et le fioul restent dominants dans les foyers, les Français vont vers des modes de chauffage plus propres. Selon les derniers chiffres du ministère de l’Ecologie et de l’Energie, près d’un tiers des particuliers ayant reçu l’autorisation de construire une maison individuelle en 2007 ont opté pour un chauffage utilisant des énergies renouvelables : géothermie, photovoltaïque, pompes à chaleur, chauffage au bois.

Depuis, l’engouement s’est confirmé. Les ventes de pompes à chaleur, qui prennent les calories dans l’air, ont explosé, passant de 51.000 à 133.000 entre 2007 et 2008. Cette année, le marché devrait retomber à quelque 80.000 machines. «  C »est le résultat d »un phénomène de déstockage, mais aussi le signe que le marché devient mature  »,estime David Bonnet, vice-président du syndicat professionnel Afpac et directeur commercial de Technibel France.

Quant au bois, il poursuit sa renaissance. Cette année, il devrait se vendre environ 500.000 appareils de chauffage au bois (cheminée, insert, poêle, chaudière), soit autant que l’année dernière et 200.000 de plus qu’en 2004, selon le Syndicat des énergies renouvelables. «  Le chauffage plaisir a cédé la place à un mode de chauffage à part entière, économique, performant et propre  »,explique Frédéric Coirier, président de Poujoulat, le spécialiste des conduits de cheminée.

Avantage économique du gaz

Ces chauffages bénéficient d’aides fiscales importantes. Mais ces secteurs arrivant à maturité, elles diminuent. Dans le cadre de la loi de Finances 2010, le crédit d’impôts pour les pompes à chaleur doit être ramené de 40 % à 25 %. Pour un investissement de 8.000 à 24.000 euros selon le modèle, ça compte. Idem pour le poêle à bois, qui peut coûter de 500 à 10.000 euros.

Jusqu’à présent, ce développement n’a pas trop gêné les affaires d’EDF. L’électricité reste un mode de chauffage très apprécié en France. Près d’un tiers des foyers en sont équipés et, en 2007, près de la moitié des nouveaux propriétaires de maisons individuelles ont encore fait ce choix. La campagne «  Vivrélec  », lancée par EDF il y a plus de dix ans pour promouvoir le chauffage électrique en France, porte encore ses fruits.

Le gaz, l’énergie leader du marché, joue de son côté sur son avantage économique pour défendre sa position, comme le fioul. «  La taxe carbone aura un impact, mais se chauffer au gaz restera moins cher,explique Henri Ducré, en charge de la branche Energie France chez GDF Suez. Pour une maison individuelle existante de 110 m2, avoir le chauffage et l’eau chaude au gaz revient à environ 1.000 euros TTC par an, contre environ 1.500 euros TTC pour l’électricité.  »

Pour Greenpeace, l’électron ne vaut guère mieux que le gaz. Se fondant sur les travaux du bureau d’étude ICE, l’organisation écologique estime que le contenu moyen en dioxyde de carbone du chauffage électrique en France s’élève à 226 grammes de CO2/kilowattheure, contre 205 g pour le chauffage au gaz. Pourquoi ? Parce qu »il fait appel à des moyens de production fortement émetteurs de gaz à effet de serre, comme le charbon, pour répondre aux besoins de pointe en hiver. Pour Emilie Johann, de Greenpeace, il faut privilégier l’isolation et l’efficacité énergétique.

Source : lesechos.fr